Les Yougtimers des années 70-80 : entre turbo et carburateur

Les Yougtimers des années 70-80 : entre turbo et carburateur

Les Yougtimers des années 70-80 : entre turbo et carburateur

De la Citroën Visa Chrono à la Peugeot 205 GTI en passant par la Supercinq GT Turbo et les plus traditionnelles Peugeot 505 et Renault 9, découvrez les modèles classiques des constructeurs français devenues des Youngtimers ces dernières années.Citroën : le classicisme fait ses preuves

Citroën : le classicisme fait ses preuves

Citroën Visa (1978 -1988) : un style inimitable et inimité.

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Avec la Visa, Citroën remplace l’Ami 8 en 1978. Déclinée uniquement en 5 portes et positionnée à mi-chemin entre une citadine et une compacte avec sa longueur de 3,69m. Si elle est un peu boudée des collectionneurs, certaines versions méritent que l’on s’y intéresse.

Les versions les plus prisées dans le milieu des Youngtimers sont les Visa Chrono et les Visa GTI. Avec son 4 cylindres, de 1360 cm3, coiffé de deux carburateurs doubles corps Solex, la Visa Chrono, qui ne pèse que 850 Kg, voit sa puissance passée à 93 chevaux. Le 0 à 100 km/h est réalisé en à peine plus de 10 secondes.

Elle sera remplacée en 1984 par la version GTI. Celle-ci emprunte le moteur à injection de sa nouvelle cousine, la Peugeot 205 GTI. Son bloc XU de 1580 cm3 reçoit une injection électronique Bosch Jetronic. La puissance atteint 105 chevaux puis 115 chevaux, suivant les évolutions de sa cousine Peugeot. Avec son poids plume, la Visa passe sous la barre des 9 secondes pour atteindre 100 km/h.

Une version découvrable fut également proposée par la marque en partenariat avec le grand carrossier français de l’époque, Heuliez. Sans être un véritable cabriolet à cause de ses montants de portes et les parties latérales du toit d’origine conservée, elle offre un toit ouvrant en toile allant jusqu’au hayon. Modèle assez rare, seulement 2600 exemplaires furent commercialisés entre 1983 et 1985.

Les 3 versions les plus intéressantes de Citroën Visa à collectionner :

·       Visa Chrono,

·       Visa GTI,

·       Visa Décapotable.

Peugeot : une évolution perpétuelle pour en offrir toujours plus

Peugeot 104 (1972-1988) : La citadine au long parcours

Lancée en 1972, la nouvelle Peugeot 104 est une citadine proposée en version coupé 3 portes et en 5 portes. Ce modèle est emblématique de toute une époque pour le groupe Peugeot-Citroën. Elle servira de base commune pour les Citroën LNA et Citroën Visa ainsi que pour la Talbot Samba. Elle est aussi le résultat de la collaboration entre Peugeot et Renault, qui donnera de son côté naissance à la Renault 14.

Si la version 5 portes est assez banale, la version coupé 3 portes, plus courte de 28 cm, fut déclinée en plusieurs versions intéressantes. Au fil des années et jusqu’à la fin de sa production en 1988, la Peugeot 104 sera restylée à plusieurs reprises. 

Du côté berline, la version à retenir est la Peugeot 104 S qui propose à partir de 1979, une motorisation de 1 124 cm3 développant 66 chevaux. L’année suivante, la S ainsi que le coupé ZS reçoivent une nouvelle motorisation 1360 cm3 forte de 72 chevaux et qui évoluera par la suite jusqu’à 80 chevaux. Avec un poids très léger, la Peugeot 104 coupée est une voiture agile et amusante à conduire. La boîte de vitesses à cinq rapports fait son apparition dès 1983. 

Les 3 versions les plus intéressantes de Peugeot 104 à collectionner :

·       Peugeot 104 ZS2,

·       Peugeot 104 S,

·       Peugeot 104 ZS.

Peugeot 305 (1977-1988) : une ligne typique des années 70-80 pour la petite berline sochalienne

Dans les classiques de Peugeot, il y a la timide Peugeot 305. Lancée en 1977 puis renouvelée en 1982, la Peugeot 305 est une familiale proposée en carrosserie berline et break dont une déclinaison fourgonnette, très rare maintenant, en est dérivée.

Plutôt légère et dotée d’un comportement routier sain, la 305 est la familiale par excellence. Son prix raisonnable la rend accessible tout en offrant un confort apprécié. Cependant, les motorisations proposées ne sont pas très excitantes.

Seule la version S, basé sur un 1,5 issue de la génération précédente gonflée à 89 chevaux, et les GTX et GT, doté du nouveau bloc XU9S à carburateur double corps et développant 105 chevaux de la Citroën BX 19 GT offrent des performances honnêtes.

Les 3 versions les plus intéressantes de Peugeot 305 à collectionner :

·       Peugeot 305 S,

·       Peugeot 305 GTX (avec option cuir),

·       Peugeot 305 Fourgonnette.

Peugeot 505 (1979-1992) : la grande routière de luxe à la française

Avec la Peugeot 505, le constructeur sochalien fait évoluer son style. Si la grande routière de la marque conserve une carrosserie tricorps avec une malle arrière, la ligne est soignée. C’est l’œuvre de Pininfarina qui signera d’autres carrosseries réussies pour la marque dans les années suivantes. Véritable voiture haut de gamme, l’équipement sera riche et s’étoffera au fil des années. En 1986, la 505 V6 dispose déjà de l’ABS et de 4 vitres électriques en série ainsi que du régulateur de vitesse.

La Peugeot 505 est la dernière voiture à propulsion du constructeur français. Elle est connue pour ne pas craindre les gros kilométrages. Elle sera déclinée en version Break qui sera très prisée des ambulanciers, mais aussi des familles nombreuses avec la version Familial 8 places.

La version recevant une peinture bicolore n’est autre que la Turbo Injection. Basé sur un moteur 2,2, initialement de 150 chevaux puis 160 chevaux grâce à l’ajout d’un échangeur d’air, ce dernier pourra recevoir un kit PTS (Peugeot Talbot Sport) qui fera grimper la puissance à 200 chevaux et sera même homologué pour la route. Une déclinaison V6 2,8 développant 180 chevaux sera également au catalogue dès 1986.

Les 3 versions les plus intéressantes de Peugeot 505 à collectionner :

·       505 STI,

·       505 Turbo Injection PTS 200 ch,

·       505 V6.

Peugeot 309 (1985-1994) : de l’audace dans la culasse

Avec la Peugeot 309, la ligne tricorps pour la berline compacte est abandonnée. La nouvelle compacte arbore une ligne bicorps moderne. À son lancement en 1985, une sympathique version GT est proposée. Elle reprend la motorisation 1.9 de 105 chevaux apparue sur les 305 GT/GTX et la Citroën BX 19GT.

Elle sera remplacée 2 ans plus tard par la version à injection, héritée de la Peugeot 205 GTI, le bloc développe 130 chevaux. La 309 GTI est née. Elle est disponible en 3 et 5 portes. Au cours de sa carrière, elle sera renouvelée avec une phase 2 apparue pour le millésime 1990.

L’évolution stylistique comprendra une nouvelle calandre au look de 205 et une face arrière redessinée. Ce sera aussi l’occasion de voir le catalogue évoluer avec l’arrivée de la mythique 309 GTI 16 exclusivement en 3 portes. Reprenant le bloc moteur de sa grande sœur, la Peugeot 405 Mi16, elle développe une puissance de 160 chevaux avec sa culasse 16 soupapes posée sur le moteur XU9 de la GTI.

Les 3 versions les plus intéressantes de Peugeot 309 à collectionner :

·       Peugeot 309 GTI16,

·       Peugeot 309 GTI,

·       Peugeot 309 GT.

Peugeot 205 (1982-1998) : le collector à ne pas louper avec une gamme très riche

La Peugeot 205 a connu une longue carrière de 16 ans tout comme la Peugeot 104 auparavant. Elle est un énorme succès pour Peugeot qui en écoule plus de 5 millions dans différentes carrosseries qui ont toutes marqué une époque, une génération.

La Peugeot 205 est l’une des premières voitures à avoir lancé le mouvement des Youngtimers en France. Beaucoup d’entre nous ont appris à conduire avec ou en ont possédé une après le permis. C’est aussi la citadine par excellence que nos parents utilisaient pour nous emmener à l’école et celles des jeunes cadres dynamiques qui recherchent le frisson le week-end au volant de leur 205 GTI ou avec un cabriolet CTI.

La gamme est très riche et variée, il y en a pour tous les goûts. De la simple 205 Junior et son petit moteur 954 cm3 de 45 chevaux en passant par la version cabriolet d’entrée de gamme CJ et l’incontournable GTI déclinée en 1.6 de 105 puis 115 chevaux, mais aussi en 1,9 de 130 chevaux puis 122 chevaux avec les normes antipollution qui ont évolué au fil des années. 

Une variante cabriolet voit le jour aussi avec la motorisation sportive, la CTI au départ avec le 1.6 de 115 chevaux puis en 1,9 de 105 chevaux. La rageuse 205 Rallye et son moteur 1.3 a ses fans également. De nombreuses séries spéciales ont également rejoint la gamme, tel que les Roland Garros avec leur teinte verte et leur cuir blanc fragile, les versions Lacoste et Indiana ou les Griffes au look de GTI avec une finition très haut de gamme, mais au moteur GTI dégonflé comme sur les CTI 1,9. 

Chacun pourra trouver son bonheur dans la gamme 205. Certains ont même réussi à monter des blocs plus puissants comme le 2.0 Turbo CT emprunté aux 605 et 806. Il y a également la mythique version 205 Turbo 16, mais sa rareté et son prix très élevé la rendent inaccessible.

Les 3 versions les plus intéressantes de Peugeot 205 à collectionner :

·       Peugeot 205 GTI 1.6 ou 1.9,

·       Peugeot 205 CTI,

·       Peugeot 205 Griffe.

Renault : les derniers chiffres

Renault 4 (1961-1992) : Indémodable et toujours très prisée

La célèbre Renault 4L a inondé les rues de nombreux pays au cours de sa carrière. Lancée en 1962, sa carrière fut très longue pour une automobile, pas moins de 30 ans. Le temps pour elle de s’écouler à plus de 8 millions d’exemplaires.

Elle sera principalement déclinée en berline et en fourgonnette F4 et F6. Elle représente un pan de l’histoire automobile. Une époque où l’électronique ou l’injection en était encore au stade de prototype lointain. Ce qui caractérise le mieux la Renault 4, c’est la simplicité. 

Les 3 versions les plus intéressantes de Peugeot 205 à collectionner :

·       Renault 4 F6,

·       Renault 4 Parisienne,

·       Renault 4 Plein Air.

Renault 5 (1972-1984) et Supercinq (1984-1996) : compacte, légère et puissante

La Renault 5 lancée en 1972 sera suivie en 1984 par la nouvelle génération baptisée Supercinq. Renault a écoulé plus de 8 millions des deux versions de sa citadine. La première génération de Renault 5 ne comporte que des motorisations essence. Elle fut proposée en carrosserie 3 ou 5 portes.

Dès 1976, Renault lance le modèle sportif Renault 5 Alpine avec un moteur Cléon de 1397 cm3 développant 93 chevaux. Son style unique permet de l’identifier avec ses jantes sport et son stripping latéral. À la fin de l’année 81, Renault lui greffe un turbo, la R5 Alpine Turbo est née. Elle est forte de 110 chevaux et sa vitesse de pointe dépasse les 185 km/h. Elle devient, en 1984, la R5 Lauréate Turbo.

Pour conquérir le monde du rallye, Renault lance dès 1981 la Renault 5 Turbo avec un moteur de 1397 cm coiffé d’un turbo. La planche de bord est dessinée par Bertone et propose un look radicalement différent de la version classique de la R5. À l’extérieur les pare-chocs et bas de caisse sont peints couleur caisse. Viendra ensuite la Turbo 2 en 1983, dont le moteur est identique pour les versions de série. Seule l’apparence est revue, les pare-chocs sont redevenus gris.

En 1984, alors que la R5 devient l’entrée de gamme économique sous l’appellation R5 Lauréate, Renault lance la Supercinq au style beaucoup plus moderne pour concurrencer la Peugeot 205 qui commence à devenir un véritable succès chez Peugeot. Renault propose de nombreuses versions essence et diesel en 3 et 5 portes.

Les plus intéressantes étaient les Renault 5 Baccara avec leur intérieur cuir beige et leur finition très haut de gamme, disponible avec un 1.4 couplé avec une boîte automatique ou le 1.7 de 90 chevaux avec une boîte manuelle à 5 rapports. Pour la version sportive, Renault proposera la célèbre Supercinq GT Turbo, dont la puissance évoluera jusqu’à 120 chevaux.

La Super5 GT Turbo sera l’une des citadines les plus performantes de toute une génération. Si la vitesse de pointe n’est pas sa spécialité, l’accélération est brutale sous la pression de son Turbo. 

Les 3 versions les plus intéressantes de Renault 5 à collectionner :

·       Renault 5 Alpine Turbo,

·       Renault Super 5 GT Turbo Alain Oreille,

·       Renault 5 Turbo.

Renault 9 et Renault 11 : bicorps ou tricorps ? Avec ou sans turbo ?

En 1981, Renault lance la R9. Elle sera nommée voiture de l’année en 1982. Pourtant, sa ligne vieillit vite. Son habitabilité est bonne pour la catégorie, mais son style est déjà daté dès sa sortie. Renault propose une version GTS avec stripping latéral et un moteur 1397 cm3 de 72 chevaux.

Puis viendra la version Turbo avec sa calandre à 4 optiques et son moteur de 105 chevaux en phase 1 puis 115 chevaux en phase 2. Elle devient rare sur nos routes et encore plus en version Turbo, qui ne manque pas de charme avec sa face avant revue.

Pour dynamiser sa gamme, Renault lance en 1983 la Renault 11. Elle reprend le style de la R9, mais cette fois avec une carrosserie bicorps avec un hayon en 3 et 5 portes. Une intrigante version TSE Electronic est proposée avec un tableau de bord digital. Viendra ensuite la version Turbo de la R11 qui partage la même mécanique que la R9 Turbo. 

Renault propose en 1985 une édition limitée de la Turbo, la R11 Turbo Zender. Elle reçoit un kit carrosserie spécifique et un train arrière, à 4 barres, issu de la Super5 GT Turbo ainsi que des jantes 15“ en lieu et place des 14“ de série sur les Turbo.

Les 3 versions les plus intéressantes de Renault 9 et Renault 11 à collectionner :

·       Renault 9 Turbo,

·       Renault 11 Turbo Zender,

·       Renault 11 Electronic.

 

 

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