Les Youngtimers des années 80-90 : l’injection se généralise

Les Youngtimers des années 80-90 : l’injection se généralise

Les Youngtimers des années 80-90 : l’injection se généralise

À la fin des années 80, l’injection commence à se généraliser sur de nombreux modèles. Les culasses 16 soupapes deviennent la norme pour les versions sportives. Les voitures classiques des années 80-90 deviennent aujourd’hui des Youngtimers au tempérament de feu.

Citroën : des autos au style renouvelé, mais toujours un peu décalé

Citroën AX (1986-1999) : simple et légère

Avec la Citroën AX, le constructeur au double chevron ne tardera pas à faire oublier la Citroën Visa. La petite AX est déclinée en carrosserie 3 et 5 portes. Si son style n’est pas très original, la ligne est agréable.

Comme par le passé avec les Citroën LN/LNA et les Peugeot 104, la Citroën AX est très légère avec à peine entre 700 et 800 kg en moyenne de poids à vide. Même avec un petit moteur, elle est amusante à conduire. Si l’on souhaite se faire plaisir, il faut aller chercher dans les versions dotées d’une motorisation 1,3 à doubles carburateurs doubles corps de l’AX Sport. Celle-ci développe déjà 95 chevaux. Son poids se limite à seulement 715 kg.

Avant la GTI, Citroën propose une version 1.4 GT en phase 1 avec un carburateur double corps qui développe 85 chevaux. En phase 2, elle passe à 75 chevaux seulement avec l’adoption de l’injection et du catalyseur, obligatoire en 1992. Elle sera déclinée dans une version haut de gamme baptisée GT Volcane, assez rare, avec un intérieur semi-cuir.

Fort heureusement, Citroën propose l’AX GTI en phase 2, basée sur le même bloc 1.4, il développe dans un premier temps 100 chevaux puis 95 chevaux avec l’adoption du catalyseur au millésime 1992. 

Les 3 versions les plus intéressantes de Citroën Visa à collectionner :

·           Citroën AX Sport,

·           Citroën AX GT Volcane,

·           Citroën AX GTI.

Citroën ZX (1991-1998) : une compacte très agile

L’arrivée de la ZX dans la gamme de Citroën annonce un tournant pour le constructeur. La Citroën ZX a un excellent châssis, dynamique et sûr. La ligne est assez banale, et c’est là son seul défaut. Le style est plus sage que par le passé, peut-être trop ? 

Quoi qu’il en soit, la Citroën ZX est une berline fiable disponible d’abord uniquement en 5 portes puis en version 3 portes. Elle séduira davantage avec la finition Volcane disponible dans un premier temps avec le bloc 1.9i de 130 chevaux, emprunté à ses cousines, les Peugeot 205 et 309 1.9 GTI.

Le 1.9i cède rapidement sa place au nouveau bloc XU10 de 2.0i. Il développe une puissance de 122 chevaux sur la Citroën ZX et lui permet de passer le cap du catalyseur, mais il gomera le tempérament plus fougueux du 1.9i d’ancienne génération. Avec l’arrivée de sa nouvelle cousine, la Peugeot 306 S16, la ZX voit naître une nouvelle version sportive, la 16V. Elle reçoit le même bloc 2.0i 16 soupapes de la 306 avec le système ACAV, parfois capricieux, mais performant.

Suivant de près l’évolution de la 306, la Citroën ZX après un léger restylage de la face avant avec l’adoption d’une calandre ouverte, recevra un nouveau bloc 16V en 1996. Celui-ci se passe du système ACAV et développe une puissance élevée, 167 chevaux ! 

Le châssis très performant de la ZX est mis à profit pour dompter la puissance disponible et offrir des chronos dignes de ce nom à la compacte de Citroën avec une vitesse de pointe de près de 220 km/h et un 1000 m D.A. réalisés en 28“8.

Les 3 versions les plus intéressantes de Citroën Visa à collectionner :

·           Citroën ZX Volcane 1.9i,

·           Citroën ZX 16S 150 chevaux,

·           Citroën ZX 16V 167 chevaux.

 

Peugeot

Peugeot 106 (1991-2003) : oublié les 104, la 106 change la donne

Pour remplacer la 104 et compléter l’offre de Peugeot, le constructeur propose la Peugeot 106. Ses lignes tendues sont un peu fades derrière la rondelette 205. La petite Peugeot 106 se montre toutefois être une bonne citadine, maniable et assez confortable pour un prix d’accès assez bas.

Dans la lignée de sa grande sœur, la Peugeot 205, la Peugeot 106 Rallye se dote d’un moteur 1,3 de 98 chevaux avec un châssis affûté. À ses côtés, on trouvera la 106 XSI, d’abord avec un 1.4i de 95 chevaux, emprunté à l’AX GTI puis dans une version assez rare, en 1.6 de 105 chevaux. Sa carrière fut courte, la XSI fut abandonnée avec l’arrivée de la phase 2. Le moteur sera réutilisé sur la 106 Rallye phase 2 avec des réglages différents. 

La version S16 de la 106, disponible en phase 1 et en phase 2, se base sur un bloc 1.6i coiffé d’une culasse 16 soupapes. La puissance grimpe à 120 chevaux. En phase 1, une rare série limitée Le Mans est proposée avec sa teinte rouge spécifique et un équipement étoffé.

Les 3 versions les plus intéressantes de Peugeot 106 à collectionner :

·           Peugeot 106 S16 phase 2,

·           Peugeot 106 S16 Le Mans,

·           Peugeot 106 XSI 1.6.

 

Peugeot 206 (1998-2013) : un style tout en rondeur

Après la fin de la Peugeot 205, le constructeur au lion renouvelle son style et propose la Peugeot 206. Si le look change radicalement, la ligne est douce et équilibrée. C’est le boom des moteurs diesel doté d’une rampe d’injection à haute pression. La 206 inaugure la première génération avec le 2.0 HDI en 90 chevaux.

Côté essence, la XS est proposée avec le bloc 1.6 de 90 chevaux puis dans une version 16 soupapes de 110 chevaux. Mais la 206, bardé d’électronique et d’équipement de sécurité obligatoire comme les airbags voient son poids considérablement augmenté face à sa devancière.

La première vraie sportive de la gamme en paie le prix par des chronos peu séduisants. La Peugeot 206 S16 est dotée d’un moteur 2.0 de 137 chevaux. Elle est loin de faire oublier la 205 GTI qui affiche près de 150 kg de moins que la 206. Une version GT, déclinée en édition limitée de 4 000 exemplaires, reprendra le même moteur avec un kit carrosserie spécifique. Elle sert à faire homologuer la 206 en WRC.

Heureusement, Peugeot a corrigé le tir en 2003. La Peugeot 206 RC offre un moteur à la hauteur des ambitions de la 206. Toujours basé sur un bloc 2.0 16 soupapes, il développe 177 chevaux, il est issu d’une collaboration avec Lotus.

Les 3 versions les plus intéressantes de Peugeot 206 à collectionner :

·           Peugeot 206 S16 GT,

·           Peugeot 206 RC,

·           Peugeot 206 CC Roland Garros.

 

Peugeot 306 : un véritable succès pour toute la gamme               

L’un des plus gros succès de Peugeot au cours des années 90 est sans aucun doute la Peugeot 306. Déclinée en 3, 4 et 5 portes, mais aussi en cabriolet, signée Pininfarina, et en break, la nouvelle Peugeot 306 fait oublier les traits trop timides des générations précédentes des Peugeot 305 et Peugeot 309.

Dès la motorisation 1.6, la Peugeot 306 offre des versions intéressantes telle que la 3 portes XS ou encore la version Roland Garros phase 1 doté de la climatisation automatique, du toit ouvrant vitré électrique ainsi que de la célèbre sellerie cuir-tissus spécifiques.

Les phases 1 comportent également un 2.0i 8 soupapes décliné en version XSI et Griffe dont la sellerie cuir gris souris ou beige, est assortie à des teintes de carrosserie similaires. Le bloc 2.0 XSI de 123 chevaux sera également proposé sur la 306 Cabriolet phase 1, mais on lui préfèrera souvent le 1,8 16s de la phase 2 développant 112 chevaux.

La gamme est coiffée par une version 2.0 16 soupapes. Dans un premier temps, il s’agit du bloc 2.0i ACAV de 150 chevaux avec une boite 5 vitesses. Puis dès 1996, une nouvelle version arrive. Cette fois la puissance grimpe à 167 chevaux et la boite gagne une vitesse supplémentaire ce qui permettra à la 306 d’atteindre les 220 km/h. 

Le 0 à 100 km/h est réalisé en seulement 7,1 secondes. Cette motorisation sera maintenue sur la phase 2 qui arrive en 1997. Plusieurs moteurs passent d’une culasse 8 soupapes à une 16 soupapes, gagnant au passage 10 à 12 chevaux.

Les 3 versions les plus intéressantes de Peugeot 306 à collectionner :

·           Peugeot 306 S16 BV6,

·           Peugeot 306 2.0 Griffe,

·           Peugeot 306 Cabriolet Roland Garros 1.8 16s phase 2

 

Peugeot 405 (1987-1997): la familiale parfaite

Apparue en 1987, la Peugeot 405 a la lourde tâche de combler le trou entre la Peugeot 309 et la grande Peugeot 505. Berline tricorps à la ligne moderne et dotée de motorisations efficaces en essence et en diesel, elle trouvera rapidement son public. Elle partage la plateforme de la Citroën BX, mais pas sa suspension hydropneumatique.

La nouvelle 405 adopte rapidement les motorisations déjà proposées sur sa cousine, la BX. Ainsi le moteur GTI 1.9 est à nouveau utilisé et sera ici baptisé SRI ou, plus rarement, STI. La berline se montre vive et son comportement routier rassurant en fera l’un des modèles préférés des Français. La Peugeot 405 est élue voiture de l’année en 1988.

Rapidement, la version Mi16, basée sur le même moteur que les 405 SRI et STI, fait son apparition à la fin des années 80. Fort de 160 chevaux, tout comme la Citroën BX GTI 16 soupapes, la Peugeot 405 Mi 16 est l’une des plus performantes de la catégorie. Enfin, avec sa phase 2, la Mi16 hérite du nouveau bloc de la 306 S16 ACAV. 

Peugeot va sortir une très exclusive 405 T16. Elle est dotée d’une transmission intégrale et d’un bloc 2.0 fort de 220 chevaux. La vitesse de pointe atteint 235 km/h et le 0 à 100 km/h est abattu en 6,5 secondes. 

Les 3 versions les plus intéressantes de Peugeot 405 à collectionner :

·           Peugeot 405 SRI ou STI,

·           Peugeot 405 Mi16,

·           Peugeot 405 T16.

 

Renault

Renault Clio (1991-1998) : la naissance d’une légende

À partir de 1991, Renault abandonne peu à peu la numérotation de ses modèles. C’est ainsi que la Supercinq laisse sa place à la nouvelle Renault Clio. L’injection est généralisée sur toute la gamme. Les lignes droites de la carrosserie des Renault 5 laissent place à des lignes pleines de courbes. La petite Clio est naturellement belle et sa ligne est équilibrée. 

En 3 et 5 portes, Renault signe une ligne qui va plaire et qui plait toujours autant. Rapidement le constructeur doit donner une suite à la Supercinq GT Turbo. La Renault Clio 16S est née. Dotée d’un kit carrosserie spécifique et de siège baquet, la Clio 16S est animée par un nouveau bloc 1.8i 16 soupapes de 140 chevaux.

Peu après, Renault propose la Clio Williams avec un moteur 2.0i 16 soupapes de 150 chevaux et des jantes 15“ dorées. Le passage par la catalysation aura fait perdre au même moment quelques chevaux à la Clio 16S. Plus accessible, la Clio est également proposée avec le bloc 1.8i avec une culasse 8 soupapes. La puissance est ici de 110 chevaux. Il s’agit de la rare Clio RSI.

Les 3 versions les plus intéressantes de Renault Clio à collectionner :

·           Renault Clio 16S et Clio 16V,

·           Renault Clio Williams,

·           Renault Clio RSI.

 

Renault 19 & Renault 19 Chamade (1988-1995) : sobre, discrète et bien née, le choix de la raison

Après les Renault 11 et Renault 9, le constructeur renouvelle sa gamme avec à nouveau un double modèle décliné en version à hayon et une version à malle. Cette dernière prend l’appellation Chamade avec la Renault 19. Sa distribution est plus confidentielle, mais elle offre un grand coffre très apprécié. Elle est également disponible en cabriolet.

Si la gamme, autant en phase 1 qu’en phase 2, couvre tous les besoins avec des motorisations essence et diesel associées aux carrosseries 3, 4 et 5 portes, elle sera aussi proposée en version sportive avec le nouveau moteur 1.8i coiffé d’une culasse à 16 soupapes développant 140 chevaux en phase 1 et 137 chevaux en phase 2 avec l’ajout du catalyseur.

Une version intermédiaire en phase 1 propose un kit carrosserie baptisé Pack Sport avec bas de caisse et becquet ainsi que des jantes en alliage léger de 14“, la Renault 19 TXI développe 110 chevaux et se base sur la finition TXE, le haut de gamme de l’époque. Elle est, tout comme les 16S et 16V, disponible également en version 4 portes Chamade. 

Les 3 versions les plus intéressantes de Renault 19 à collectionner :

·           Renault 19 16S et Renault 19 16V,

·           Renault 19 Cabriolet 16S et Renault 19 Cabriolet 16V,

·           Renault 19 TXI.

Renault 21 (1986-1994) : une familiale avant-gardiste

Dans les années 80, les berlines ont le vent en poupe. Renault crée donc la Renault 21 et la décline également en break, la Renault 21 Nevada. Rapidement la gamme est complétée par un équipement original, les R21 TSE, TXE et TurboDX s’offrent un tableau de bord à l’affichage digital assez futuriste pour l’époque. 

Devenu rare sur le marché de l’occasion, la Renault 21 TXE phase 1 est équipée d’un moteur 2.0 de 120 chevaux. Ce moteur est aussi utilisé pour un modèle à la présentation sportive, mais à l’équipement assez spartiate, la R21 TI.

Dès 1987, la gamme est coiffée de la célèbre Renault 21 2 Litres Turbo. Avec son bloc 12 soupapes de 2.0 coiffé d’un turbo, elle développe 175 chevaux à sa sortie d’usine. Pour le millésime 90, Renault restyle la Renault 21 et ajoute une variante à hayon qui fera le succès de la phase 2. 

Avec sa ligne légèrement revue, la phase 2, clairement inspirée du look de la 2 litres Turbo, offre également une version à 4 roues motrices à cette dernière. La Renault 21 2 litres Turbo Quadra développe 162 chevaux. Elle fera partie des véhicules d’intervention sur autoroute de la Gendarmerie pour intercepter les chauffards.

Les 3 versions les plus intéressantes de Renault 21 à collectionner :

·           Renault 21 2L. Turbo,

·           Renault 21 2L. Turbo Quadra,

·           Renault 21 Ti et Renault 21 TXE phase 1.  

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